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  • : Un carnet de voyage qui se dessine chaque jour, commencé à 20 ans en 2008 au Mali(avant le début de ce blog), il se poursuit par l'Inde et son illumination, puis se dirige autour des hommes et du monde, toujours avec l'idée de finir au Mali, terre ou tout a commencé. Façonné par les imprévus,ce blog a pour but d'essayer de partager les découvertes qui s'offre sur mon chemin. Avec tout mon amour et j'espère avec le votre, je vais essayer de vivre ma vie...
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Dimanche 22 novembre 2009

Après un câlin digne d’une retrouvaille, je rencontre Carmel, la colocataire de Brit, qui ne dormait « presque pas » afin de pouvoir m’accueillir, un petit bout de jeune femme super sympa qui me fait tout de suite penser a la fille qui joue dans  « une nounou d’enfer » en un peu plus courte et surement moins pulpeuse. Un bon thé, et puis on parle de toutes nos dernières aventures. Depuis que j’ai vu Brit la dernière fois a Barcelone, j’ai connu El Potro, endroit ou le rêve devient réalité, ou les espoirs trouvent racines dans la terre ferme et dans des hommes et des femmes bien réels eux aussi…


Il faut que je fasse un petit point sur l’Espagne et surtout sur El Potro car cela mérite bien plus que quelques mots.




        Après une bonne semaine en Ardèche chez ma grande et belle cousine Sarah et son copain Christophe qui est devenu un vrai ami (je vous embrasse fort tout les deux et je vous remercie encore pour ce beau moment que vous m’avez permis de vivre et j’embrasse aussi les parents de Christophe qui sont de vrais amours, ainsi que Fred et Léa, deux belles personnes pleines d’espérances) ou j’ai pu partager leurs vie de paysans, en contact direct avec la nature et les belles choses de la vie ; Ou j’ai pu aider a ramener les agneaux avec les chiens (les parents de Tiga qui me suivra ensuite dans mon périple en Espagne) ; apprendre comment tuer, découper et préparer un agneau ; conduire le tracteur quand on ramassait la paille ; me battre avec des cochons déchainés pendant un certains nombres d’heures ;  participer aux petits marchés locaux, ou j’ai pu plus généralement gouter a une vie saine et simple ou les jours sont beaux et longs et ou la nature fait partie de chaque instants, bref, un moment et un endroit qui restera cher a mon cœur car c’était la première fois depuis longtemps que je pensais pouvoir vivre en France si je vivais comme ça. C’est donc là bas  que j’ai rencontré deux copines de Sarah qui descendait justement  à Barcelone et qui ont eu la gentillesse de m’offrir une place a bord de leur voiture. J’ai donc d’abord passé deux nuits « gratuites » au camping avec elles. Puis j’ai bien senti que je les gênais un peu dans leur trip entre copines, je suis donc parti avec Tiga dans les rues de Barcelone, pas forcement facile avec un gros sac et un petit chien, avant de prendre un hôtel quand Brit arriva. On passe donc quelques jours ensemble là bas. De très bon moments mais assez frustrant puisque Brit revenait  à ce moment la d’un trek dans les Pyrénées avec son père et quelques un de ses amis et il fallait donc qu’elle passe un peu de temps avec eux.


J’arrive finalement a Alcoy dans le sud de l’Espagne a quelques dizaines de kilomètres d’Alicante à minuit un soir de semaine, autant dire un soir désert ... Je passe la nuit avec ma maitresse la belle étoile, forcement LA seule nuit de mon mois et demi en Espagne ou il a plu. Et le lendemain j’envoi un texto à Pau mon frère qui vit la bas pour savoir ou est que l’endroit se trouve exactement. Il va de soi que Pau était en fait à Cuba à ce moment la mais il a la bonne idée de recevoir mon message et d’y répondre  rapidement en me donnant pour seul indication le nom de la montagne. Après quelques heures de recherches pas faciles, on me dépose finalement en me disant que ca devrait être par là... Dans cette montagne, après une petite demi-heure de marche dans le canyon qu’on appelle « el baranc del Cinc », creusé par une rivière, qui ressemble plutôt à un filet d’eau aujourd’hui mais qui a du avoir sa gloire d’antan pour arriver à creuser un tel lit ; au détour d’un virage j’aperçois une cabane en bois. Je sens déjà dans mon cœur que je touche au but alors que je n’ai absolument aucune idée de ce qui m’attend…  Je continue un peu et la je tombe sur une immense maison magnifique qui date du 18ème siècle. Sur la porte, « El Potro ». Wow ! Somptueux, je suis déjà aux anges…

J’y rencontre Aline une Belge qui traverse l’Europe avec ses deux ânes et Jordi, celui qui vit la bas à plein temps toute l’année depuis déjà 5 ans et qui me réserve un accueil assez froid, sorte de test, résultat d’un trop grands nombres de déceptions causées par des gens de passage pas si investis dans la recherche d’un nouveau mode de vie mais plus dans une belle opportunité de passé du bon temps dans la Nature… Je crois que je n’ai pas trop mal passé le « test », il voit déjà que je parle un peu espagnol même si je baragouine plus qu’autre chose, mais sa lui suffit… Je lui explique que j’ai rencontré Pau en Inde, dans la communauté dans laquelle je vivais, Sadhana Forest (il faudra aussi que je vous explique un peu Sadhana mais ca fera l’objet d’un article a lui tout seul tellement j’ai de choses à dire…).Il me demande combien de temps je reste et comme bien souvent quand on me pose cette question je suis un peu embarrassé parce que je ne sais pas quoi répondre ; entre une heure et une vie peut-être…Ca y est, je suis accepté, il restera malgré tout méfiant les quelques premiers jours…Je découvre alors « EL Potro », je découvre en fait que tout mes rêves de liberté et d’indépendance d’un système qui réduit l’homme à une force de travail, résultat d’un calcul savant entre prix du travail, prix du capital et productivité, le tout chapoté par le fait que l’homme doit être obéissant et qu’il doit pouvoir être mis dans une case, riche ou pauvre, au chômage ou employé, vieux ou jeune ; oui tout ces rêves sont déjà réalités ici dans une montagne du sud de l’Espagne ou l’homme travaille dur mais ou il travaille parce que ça a un sens parce que ca lui offre une belle vie simple et équilibrée au lieu de lui manger sa force avant de laisser un vieillard de 65 ans dépité et désespéré au bord de la route. Ou l’homme n’obéit pas mais réfléchit, construit, essaye, s’implique dans ce qui se passe autour de lui, ou l’homme agit parce que cela a un sens et pas juste parce qu’on lui a dit un jour : « C’est comme ca. Et puis regarde les autres font pareil alors ca veut bien dire qu’il n’y a pas le choix et surtout n’essaye pas d’avoir l’orgueil de faire différemment… » Quelle tristesse d’entendre encore des gens dire et pense cela…A El Potro, les choses ont un sens elles en deviennent presque naturelles. Ici les hommes ne sont pas riches ou pauvres, il n’ya pas de vieux ni de jeunes et le chômage n’existe pas car le travail au sens ou en l’entend chez nous n’existe pas non plus. Ici les hommes sont des hommes et personne ne vaut mieux qu’un autre. Personne ne peut décider, personne n’a raison si ce n’est le groupe entier, personne n’aura le dernier mot après des discutions stériles comme ce qu’on appelle la démocratie. Ici c’est la dictature de la communauté, elle seule décide de tout, elle sait ce qui est bien pour nous et ce qui ne l’est pas, elle seule nous fait vivre et peux nous tuer si elle le décide… Mais la communauté c’est nous. Tous dictateurs et sujets à la fois, la communauté se dessine chaque jour au cours d’assemblées comme une nouvelle renaissance, qui rappelle que rien n’est acquis que seule les choses naturelles arrivent car sinon la communauté les écartera…

A El Potro, « communauté anarchique qui tend vers une auto suffisance » on produit la plus grande partie de ce que l’on consomme, ainsi on a d’immense potager entièrement biologique qui nous offrent chaque jour, une multitude de fruits et légumes délicieux qui rendent a notre corps en puissance mille l’énergie que l’on a dépensé pour leur permettre de pousser. On produit notre huile d’olive grâce aux centaines d’oliviers qui peuplent notre montagne, on a notre miel qui est aussi notre source de sucre grâce aux abeilles qui habitent nos ruches et qui nous offrent aussi nos bougies grâce a leur cire. Quelques poules et poulets nous donnent nos œufs et un peu de viande des fois. Bientôt des chèvres pour le lait et le fromage, bientôt des vignes pour notre vin. La montagne nous offre le bois pour se chauffer, cuisiner et construire les meubles. On fait aussi quelques vêtements même si cela reste encore à améliorer… Le soleil et le vent nous offre le peu d’électricité dont nous avons besoin, concrètement, quelques ampoules et un autoradio pour la musique. On troc l’huile d’olive contre la farine qui nous permet de faire notre pain dans le vieux four a pain traditionnel qui trône au centre de la maison et qui nous permettra, après l’avoir vendu a un réseaux de particuliers sensibles a la qualité physique et éthique de ce qu’ils mangent, d’acheter tout ce qu’il manque et que nous ne pouvons pas encore produire nous-mêmes. Mais ici pas d’extrémisme, l’autarcie n’ai pas le but, le but c’est la liberté, la liberté d’avoir « besoin » ou non de quelque chose. La liberté de ne rien attendre mais de créer…

A El Potro, des hommes de tous âges et de tous horizons vivent là ensemble. Jordi est celui qui est la depuis le plus longtemps à « plein temps ». En effet beaucoup, viennent passer quelques mois avant de reprendre la route ou de repartir sur une autre expérience pour revenir ensuite encore quelques mois ou quelques années…Beaucoup de locaux qui s’investissent pour une nouvelle manière de vivre. Quelques routards eux aussi a la recherche d’une vie nouvelle plus simple et plus naturelle. Des voyageurs, des amis d’amis… Ici tout le monde peut venir, donne ce qu’il peut, fait ce qu’il connait et tout ca avec un naturel déconcertant… Mais ou sont tous ces hommes dans la vie « normale » ???Ou se cachent-ils ??? Peut être sont ils déjà presque tous dans des les Potros de tout les pays eut être ne sont ils déjà plus dans la vie « normale » j’espère qu’ils sont déjà loin… Ou suis-je moi-même ?


J’ai en plus eu la chance d’arriver à un moment bien particulier, « los Journades ». En effet deux trois semaines par an en été, tout les acteurs du projet se réunissent pour faire les « gros travaux », c’est donc plus de quarante personnes qui ont fait vivre cet endroit magique pendant le temps où j’étais là. On a refait entièrement le sol et le plafond du rez-de-chaussée et du premier étage, changé le carrelage, les poutres, refait l’enduit des murs pour laisser apparaitre ces belles pierres elles aussi issues de la montagne et qui ont naturellement trouvé leur place ici pour loger ceux qui font vivre cette même montagne…On a installé un velux dans le plafond du dernier étage, crée une cuisine a bois, refait le hangar à outils. Las Jornadas sont un moment d’effervescence permanente ou tout est possible, ou chaque jour, de nouvelles idées apparaissent de nouveaux projets, on se met ensuite d’accord sur la priorité des projets et surtout sur la manière dont on va les mener a bien. Tout est possible, on a même créer une tyrolienne qui traverse la montagne pour pouvoir faire passer les sacs de matériaux sans devoir les porter a dos d’hommes sur plusieurs kilomètres de chemins escarpés. La première fois que j’ai parlé de cette tyrolienne, c’était presque en rigolant. Le lendemain elle était la. C’est juste comme ca El Potro, les choses arrivent. Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Les soirées sont rythmées par la musique, les rires, les histoires de chacun, des fois par des soirées cérémoniales accompagnées de l’usage des plantes traditionnelles.




Ici on apprend. On apprend la vie, l’agriculture, la musique, l’amitié mais on apprend aussi des choses sur soi même. On doit dés fois faire face a des situations difficiles, aux aléas de la vie en groupe, au besoin d’intimité et a la solitude aussi. Des fois certains habitants ne sont pas dans la même dynamique que le groupe, ils en font trop ou pas assez même si c’est souvent plutôt pas assez. On fait alors face à une question qui ressort de toutes les expériences de vie en communauté que j’ai pu connaitre. Faut-il exclure ces personnes ou au contraire essayer de faire avec ? Pour ma part je pense qu’en tout les cas même si une personne ne travaillait absolument pas, cela serait de toute façon positif sur le long terme pour out le monde. Voila mon raisonnement, les personnes concernées se rendront bien compte qu’elles ne sont pas dans la même dynamique que les autres et qu’un déséquilibre se crée. Ils se sentiront forcement d’une manière ou d’une autre en dehors du même groupe avec lequel ils partagent leurs vies. Deux options se présentent, ou ils vont d’eux mêmes rattraper l’énergie du groupe et s’y plonger complètement ce qui les aura fait grandir et ce qui les aura je pense changer à tout jamais. L’autre option c’est qu’ils ne changent pas voir même qu’ils s’investissent de moins en moins et ils se sentiront tellement exclus, même si les autres membres de la communauté essaye de ne pas créer ce sentiment il sera naturel, et ils partiront d’eux-mêmes au bout d’un certain temps, ce qu’il leur aura aussi beaucoup appris parce qu’ils sauront alors ce dont ils sont capables et quelles sont leurs limites…Cela ne peut être donc que bénéfique pour les personnes concernés. Pour les autres habitants de la communauté il en va de même car ils seront mis eux aussi face à leurs propres limites, à savoir, qu’est ce que je peux accepter et jusqu'à quel point. Pourquoi est il difficile d’accepter que quelqu’un travail quand je ne travaille pas ? Est-ce l’égo, ou simplement la jalousie, est ce que je voudrais être comme eux et pourquoi je ne le suis pas alors que personne ne m’oblige à travailler? Comment peut-on reprocher à quelqu’un qu’il ne travaille pas quand rien ne l’exige ? Ce sont aussi je pense des questions très intéressantes qu’il est bon de pouvoir régler avec soi même…Même la communauté en tant que « personne morale » ressort grandie d’un telle expérience a mon sens. En effet elle doit faire face a des énergies qui vont dans des sens différents et peut importe l’issue, elle n’en sortira que fortifiée car plus unie et encore plus déterminée…


Bref, à El Potro, on apprend la vraie vie, et la vraie vie n’est pas facile. Il faut savoir sans cesse se remettre en question, oublier son égo au profit de la communauté et vivre par-dessus tout. Cette expérience à changer ma vie à tout jamais tant les choses que j’ai apprises là-bas font maintenant parties de moi et de l’homme que je m’efforce de devenir chaque jour… J’y ai laissé beaucoup de choses comme encore un peu de mon égo, mon gri-gri africain qui n’avait jamais quitté ma poche depuis presque deux ans et surtout mon chien Tiga, le meilleur chien au monde avec qui je n’ai pu passer qu’un temps si court, mais pour qui il semblait évident que c’était la meilleure solution car il pourrait y vivre une vie de liberté sans laisse ni barrières. De plus, Tiga m’a fait réaliser a quel point la vie que je voulais maintenant ne pouvait pas s’embarrasser de quelque poids que ce soit et encore moins d’une vie qui aurai demander tellement d’attention que je ne suis pas encore prêt à donner. Je me suis surtout rendu conte qu’avoir un chien aurait été quelque chose de bien égoïste car c’était pour me faire plaisir et pour avoir un compagnon de route et pas pour rendre une être vivant libre ce qui est aujourd’hui ma seule mission…Le laisser là-bas est en même temps une fierté et une honte, un grand déchirement que je n’oublierai jamais et en même temps un acte de sagesse lui offrant la liberté et me rendant la mienne. J’ai pu réaliser a quel point je ne suis pas encore prêt à avoir des enfants même si maintenant je sais que je ferais tout pour avoir une famille autour de moi un jour…Je te retrouverai Tiga, toi ou ton fils, je ne t’oublierai pas…


El Potro est ma maison pour toujours et les hommes et les femmes qui y vivent des frères et sœurs…


Par tomtom
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Dimanche 22 novembre 2009


Enfin sur la route !


Beaucoup de choses ont changées depuis mon dernier article que écrit alors que j’étais encore en Inde, me dirigeant vers le l’Himalaya et le Rainbow Gathering, là ou je suis tombé gravement malade, ou je suis mort pour mieux renaitre... Je pense que j’écrirais un de ces jours sur ce que j’ai vécu lors de cette expérience terrifiante et bouleversante mais je crois que j’ai d’abord besoin d’être bien sur d’être reparti à nouveau… Je sais c’est bizarre mais je me comprends…


Après mon rapatriement et après quelques mois aussi variés qu’agréables dans notre bonne vieille France, me voila repartit, cette fois direction Israël. L’idée de revoir Brit et de découvrir cette culture si intéressante ont suffit à dévier  légèrement mon trajet de retour à « Mother INDIA ». Attiré par ce pays témoin de l’Histoire du monde et toujours au centre des événements géopolitiques actuels. Un pays fait d’hommes de touts les horizons. Ou  presque toutes les religions, toutes les cultures se croisent et s’enlacent pour danser dans un joyeux chaos (« balagan », un des mots clés à connaitre en hébreux). Je suis donc arrivé à Tel Aviv il y a seulement quatre jours et déjà, mon corps et mon esprit jureraient que j’y ai passé une multitude de vie.


Je retrouve doucement les sensations du voyage. Submergé par un nouveau monde, je profite de chaque son, chaque couleur m’illumine, les effluves nouvelles me font rêver a chaque instant. Je suis bercé par cette langue nouvelle qu’est l’hébreu. Trempé dans un mélange de culture juive,  arabe, entre l’Afrique l’Asie et l’Europe, le Moyen-Orient se révèle a moi et je m’y offre complètement, me donnant sans compter et profitant de chaque instant. Je voudrais pouvoir parler a tout le monde, me nourrir des histoires, des idées et des sentiments de chacun. M’abreuver de leurs  forces et de leurs faiblesses, ressentir ce qu’ils vivent…


Encore un monde différent….


Le voyage fut agréable mais non sans peines et sans moments d’euphorie. Tout commence il y a deux semaines quand un billet à quelques dizaines d’euros se trouva sur mon chemin alors que je n’attendais rien. Signe ou pas, j’ai décidé de suivre cette opportunité, et d’en profité pour aller voir cette énigme qu’est Israël pour nous autres « européens ». C’est en effet bien plus une terre de légendes propice au libre cours de notre imagination que quelques choses que l’on conçoit, que l’on représente, que l’on connait. Il fallait donc que j’aille voir et vivre par moi-même.


J’ai donc quitté mon travail qui fut lui aussi une vraie opportunité sur mon chemin. Venu pour un inventaire, je suis ressorti avec un emploi « digne » d’un diplômé. J’ai réussi à m’y investir et à en tiré profit, à me prendre au jeu et, je pense, à donner satisfaction à l’équipe qui m’entourait. Je leur suis vraiment reconnaissant de m’avoir donné ma chance et j’espère ne pas les avoir déçus même si je suis parti au final…. Mais je ne peux pas rester…. Cette vie la n’est plus la mienne si elle l’a déjà été un jour. Je me rappelle d’une collègue qui m’a dit un des rares midis où elle prenait une pause pour manger dehors, qu’elle trouvait que « j’ai du mérite » de partir comme ca… ??? Je n’ai pas de mérite je vie la vie qui s’offre a moi, en essayant de l’accorder avec ce que je suis. Et je suis simplement ce que je suis. Même si j’ai choisit cette vie, elle est juste en moi, je n’ai pas le choix, a part celui de m’écouter et d’être heureux ou me renier et vivre frustré. Le choix est facile vu sous cet angle. Donc je pense qu’elle a bien plus de mérite que moi, même si je ne crois pas en la valeur du sacrifice, elle y croit et je pense qu’une fois résigné on peut avoir une belle vie comme ca même si c n’est pas celle que je souhaite. Non, je ne suis pas résigné et je prie Dieu si il y en a un et si il veut bien m’écouter de me donner la force éternelle de ne jamais me compromettre de ne rien abandonner.


Never give up, never ever.

Depuis le jour du billet, ma tête et mon corps se sont alliés pour me préparer à reprendre la route. Entre angoisse et excitation j’ai passé ces derniers jours en France à rêver a nouveau d’une vie meilleure. Puis voila le jour du départ… Je pourrais même dire les jours du départ tant ces dernières heures m’ont semblé être une vie entière. Plus de sommeil, une mélancolie puissante et harassante qui ne me laisse que quelques instants de répit qui sont eux, instantanément remplis par une euphorie jouissive, d’une force incontrôlable, effaçant les frontières, écrasant les montagnes, me donnant les ailes des migrateurs, m’ouvrant tout les horizons à la fois. Dans c’est moment là, je n’ai plus de consistance, je ne suis plus que de l’air, virevoltant a loisir, profitant des courants chauds pour m’élever, et pour mieux  profiter des chutes vertigineuses.


Je ne suis plus rien et je suis tout à la fois.


Je vais donc prendre mon avion quand arrivé au guichet on m’annonce que je n’ais pas le droit de partir. Il me faut prouver que j’ai un moyen de retour, je n’ai donc pas le droit de juste venir. Je dois prouver que je vais partir… Comment est-ce possible quand quelques jours avant je ne savais pas que j’allais partir…Babylon et son administration ne me laisseront pas de répit. Jusqu’a la dernière seconde. J’achète donc à la hâte un billet pour n’importe quelle destination que je ferais annuler et rembourser dès les contrôles passés. Je suis maintenant dans la salle d’embarquement, endroit spécial et cher à mon cœur, antichambre du nouveau monde, regroupant tout les espoirs et toutes les peines de ceux qui y passent leurs derniers moments. Une dernière ascension, une dernière chute dans cette salle ou on ne parle pas mais ou les pensées qui nous traversent sont plus fortes que les cris qu’un simple corps peut donner…


 Ca y est je suis dans l’avion. On quitte le sol. Ca y est c’est partit plus personne ne pourra m’arrêter et pas même moi… On ne peut pas en descendre avant d’être arrivé, le jeu des passeports et des cartes d’embarquement s’arrête pour un moment avant de reprendre a Athènes, la ou je dois changer d’avion. Et là bas, à nouveaux l’inattendu devient normal et  le simple n’existe plus. Mes bagages sont perdus, on me laisse entendre que j’aurais du les récupérer moi-même a la descente de l’avion, qu’ils ne transitent pas automatiquement. Première fois que j’entends ca. Je dois donc retourner dans la zone bagages, zone qui bien sur nécessite une autorisation d’une certaine dame dont le bureau se trouve forcement à l’autre bout de l’aéroport. Ca y est, j’ai le papier, je vais dans la zone bagage. Personne… Ah si quelqu'un la bas… Explications…Pas de bagages…Il semble qu’ils auraient du être transférer  automatiquement dans l’autre avion. Je me fais à l’idée que je ne retrouverais pas ce sac. Je le prends plutôt bien finalement… Ce qui m’embête le plus c’est que je n’ai plus mes livres. Je retourne donc à l’embarquement ou la même (très jolie) demoiselle m’annonce le plus naturellement du monde que mes bagages sont bien dans l’avion et qu’il n’y a aucun problème. Le simple n’existe plus…

J’arrive donc à Tel Aviv ou à la porte de l’avion un soldat m’arrête directement et commence à me questionner.

“- Tom?

- yes.

- Date of birth?

- 1987.

- Complete date of birth!

- Twentieth of September nineteen eighty seven.

- Ok. First time in Israel?

- Yes.

- Why do you come to Israel?

- To see a friend.

- Which friend? Israeli friend?

- Yes but I don’t think you know her.

- Name and Family name?

- Brit Youngman.

-  She’s not Israeli. It’s not an Israeli name. How do you know her?

- I met her in India.

-  Ah ok so you’ve been to India? I see…

-  Yes there is the stamp on my passport.

- Don’t start kidding mister.

- Ok sorry….

- Now you go to this office (en me montrant du doigt un autre soldat)”


Et la j’ai eu le droit exactement aux mêmes questions puis un autre soldat et toujours les mêmes questions. Quatre fois en tout….Je le prends bien même si un peu sur la défensive. Je fais profil bas, j’ai peur qu’ils voient que j’ai acheté mon billet de retour aujourd’hui et qu’ils voient que c’est un ticket remboursable.


Ca y’est deux bonnes heures après je suis dehors, a profiter de la cigarette qui me trotte dans la tête depuis déjà quelques heures…Oh et puis merde une deuxième…


Taxi puis me voila dans la rue à tel Aviv à quatre heures du matin. J’ai peur que Brit ne réponde pas au téléphone, je connais sa peur panique de toute forme d’engagement et je sais que bien que, même très heureuse que je vienne la voir elle doit en même temps commencer à avoir peur. Et je sais que quand elle a peur elle ne parle plus, ne réponds plus au téléphone et coupe tout d’un coup…


Répondeur… Je commence à sourire et j’essaye quand même le deuxième numéro qu’elle m’a donné….


 Elle est là, et elle m’attendait même avant de dormir !!!!!!

Par tomtom
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Mercredi 1 avril 2009



Bonjour la famille , Bonjour les amis!
 
D'abord si vous recevez ce message c'est que je vous aime!
 
Ensuite ce message essayera d'expliquer un peu pourquoi et comment j'ai pris une des plus grosses decisions de ma courte vie. Pas de justification, pas de recherche de gloire ni d'aprobation.Juste expliquer. Parceque je vous aime, parceque je veux que vous puissiez percevoir ce que je ressent.
 
JE NE REVIENDRAIS PAS!!!
 
Quelle joie! Quelle liberte! Quel espoir!
 
Je me sens leger, libre. Soulage d'un poids enorme. Un poids que je ne supporte plus. Ce meme poids qui fait que j'ai autant de mal a etre moi meme, et que quand j'y arrive, j'ai tant de mal a etre heureux. Beaucoup d'entre vous ne se doute pas des periodes difficiles que j'ai traverse ces quelques dernieres annees. Ce qui savent me comprennent et savent que j'ai eu beaucoup de mal a trouver qui j'etais quand tout ce qui faisait ce que je croyais etre s'effondrait autour de moi et que par dessus tout, tout les matins, chaque putin de matin, je me demandais ce que je pouvais bien foutre la. Et le soir,sans avoir plus de pistes pour repondre a cette question, je m'endormais (quand j'arrivais a m'endormir) encore plus perdu et avec en prime un petard a la bouche et un verre de rhum a la main.
  Ce poids qui fait que je ne respecte pas mon corps, pas meme mon ame... Juste l'impression de survivre, de faire aller.  
J'ai fais aller depuis que j'ai 10 ou 12 ans. 10 longues annes de "faire aller". De puis que j'ai pris pour la premiere fois conscience de quelquechose que j'ai finalement realise il y a quelque temps. Depuis ce temps la je fais aller.
Pour l'ecole principalement. Cette putin d'ecole.... Je vais pas me plaindre, j'ai toujours reussi a bien m'en tire, j'ai rempli ma part du contrat jsuqu'au bac mention bien(oulalalala!!!).
 
Aujourd'hui j'en peu plus bien que 3A soit une ecole unique en son genre avec des eleves uniques eux aussi( je vous aime tous, meme ceux que j'ai pas vraiment eu l'occasion de rencontrer).Tant de profils differents dans cette ecole et toujours cette attirance commune pour un autre voyage, un autre monde,une autre realite.
3A etait vraiment la meilleure ecole dans laquelle j'aurais pu etre. Mais la chose que j'ai appris dans cette ecole et qui a la plus grande importance a mes yeux, c'est que j'ai pas besoin de cette ecole, ca peut paraitre bete comme ca mais c'est tres important pour moi parceque j'ai toujours eu cette question au fond de moi?
 
Est ce que j'y arriverais tout seul?
 
Aujourd'hui, grace a ce que j'ai deja pu apprendre a 3A, dans ma vie avant, et surtout grace a mes stages au Mali et en Inde, je sais que c'est possible. Je ne dit pas que je suis pret, mais je me sens pret. Je pense qu'on est jamais "pret" pour partir. On a toujours quelque chose a finir ou bien qui va bientot commencer. C'est comme la tele,des fois, il faut pas se poser de questions,il faut juste l'eteindre.
La, j'ai l'avantage d'etre deja parti, mon sac est deja fait. Prepare pour un stage de 3 mois, il me semble amplement suffisant pour passer les 2 a 20 prochaines annees.
 
A propos de mes projets, parceque je recoit plein de mail me demandant ce que je vais faire et imaginant les histoires les plus folles. Donc voila mon plan.
La je suis a Varanasi , une des villes les plus sacrees de l'Inde, sur le bord du gange, donc dans le nord.Un endroit stupefiant!!!Pour l'instant je voyage avec 5 potes(freres) que j'ai rencontrer a Sadhana Forest,la communaute ou j'ai passer presque 3 mois dans le sud de l'Inde(aussi un endroit incroyable qui restera grave dans ma memoire toute ma vie).On part ce soir pour rejoindre l'himalaya vers Almora pret dela frontiere du Nepal et rejoindre un "rainbow gathering"qui se passe dans la montage en pleine nature pendant un mois avec des gens du monde entier. Apres je pense passer un mois au Nepal en juillet puis reprendre un visa de 6 mois pour l'Inde. Je veux revenir ici pour apprendre les tablas(une percussion indiennes) et travailler dans quelques projets de permaculture afin d'acquerir de l'experience dans ce domaine apres avoir obtenu ce diplome (a Sadhana Forest) qui a aussi change ma vie( pas le diplome bien sur , d'ailleurs je l'ai perdu, mais l'ouverture d'esprit que ce que j'ai appris ma apporte).
Ensuite l'idee c,est de rejoindre le Mali par la terre (et oui, c'est mon zion, ma terre promise...) en passant par le haut de la mer Caspienne, donc Nepal, Chine,Kazakhstan,Russie,Georgie, puis redescendre par la Turquie, Syrie ou Liban,puis Israel et l'Egypte pour arriver en Afrique. Ensuite redescendre l'Afrique par la cote Est puis remonter par la cote Ouest jusqu'au Mali. Voila l'idee sachant que tout cela sera sujet aux aleas des rencontres, des saisons et des visas....
Et pour tout les pessimistes qui avant meme d'avoir regarder quelle trajet ca fait sur une carte se disent deja"alalala, n'importe quoi,quel reveur, il croit qu'il va vivre damour et d'eau fraiche"j'ai envie de vous dire (et peut etre que j'aurais pas du vous envoyer ce mail):" Laisser moi rever!Finalement c'est pas vos histoires. Et si je rentre dans 6 mois, je n'en serais que grandit et au moins je serais pourquoi je rentre et au moins j'aurais une idee d'ou est ma place
Pour ceux qui sont pas pessimistes mais inquiet, je vais vous dire quelque chose. Je suis a l'endroit ou je veux etre et donc tout ce qui pourra m'arriver ne seront que des etapes sur mon chemin. Je ne dis pas qu'il ne se passera rien, je dis qu'au moins je serais pourquoi je vis ces exeriences et que ce sera mon choix. Ca sera surement dur des fois, meme plus dur que je peux imaginer, mais il faut que je l'accepte et vous aussi.
 
J'aime les extremes, le pire et le meilleur, j'ai du mal a rester au milieu. J'ai la vie qui me demange.
 
Ca me fait penser a une citation de Rene ChaR ( je sais pas qui c'est) que j'adore et qui m'aide chaque jour et encore plus demain:





Impose ta chance
Serre ton bonheur
Va vers ton risque;
A te regarder, ils s'habitueront...




Je crois que ca resume a peu pres ce que je cherche a vous dire.
 
Et pour ceux qui sont ni pessimistes ni inquiets (si il en reste) ety qui se disent juste que je vais vivres des experiences incroyablement magiques,
Je suis d'acord avec vous!!!!!!!!!!
Et peut etre que ca veut dire que vous aussi vos chaussures vous demangent et/ou que vous avez dans le coin de votre tete un projet qui vous fascine mais que vous n'osez pas vous lancer, alors doni-doni, shanti-shanti, de toute facon si ca doit arriver ca arrivera un jour ou l'autre mais soyez pret parceque ca peut etre demain.
 
Je ne m'echappe pas. Bien au contraire, j'affronte le plus profond de moi meme. Je pense qu'en voyageant on se confronte au monde et donc a soi meme. D'autant lus quands on est seul,meme si j'espere bien que vous viendrez croiser ma route et me rejoindre de temps en temps).
J'ai peur mais je me sens serein. Je vais pouvoir affronter toutes mes peurs, m'approcher de tout mes fantasmes, vivre ce qui fait que je suis moi. Et qui sait, peut etre devenir un homme?
 
Je pense que la chose facile aurait ete de rester a l'ecole, continuer tranquilement a faire aller a etre absent et assurer le minimum pour les resultats, faire la fete, avoir mon diplome.On peut tous le faire.
 
La je veux vivre
Et vivre c'est pas facile en vrai d'apres ce qu'on m'a dit. Et quelque chose d'encore plus important que j'ai appris c'est qu'on a le droit d'avoir une belle vie,meme si c'est pas facile. On est pas obliger de se dire qu'on va se sacrifier toute sa vie pour profiter plus tard. On peut avoir un bon travail, etre connecter a la nature, avoir une belle famille, bien manger...
 
J'ai toujours pris la solution de facilite,pour une fois, je veux assumer.
Ca veut pas dire que j'aurais pas besoin de vous tous pour m'aider, je dirais meme que je vais avoir besoin du monde entier pour m'aider!
Mais je pense qu'on peut assumer quelque chose pleinement meme si on se fait aider car l'aide c'est le partage( rien que c'est j'ai mit longtemps a le comprendre et a l'accepter).
 
J'espere que vous comprenez bien que meme si j'avais du mal, je ne dit pas que ma vie d'avant etait pourrie. Je dirais meme que j'ai eu une putin de bonne vie comme tres peu de gens ont la chance d'avoir.Pas seulement parceque j'ai grandit dans une famille qui ne manquait de rien financierement mais parceque cette meme famille ma donne tant d'amour et m'a permis d'etre si libre, d'avoir une des seules choses que j'aime chez moi: un interet pour le monde, la vie, la vrai vie...
J'ai eu une chance incroyable, j'ai deja vecu le vrai amour et la vrai amitie a 21 ans et je remercie le monde entier (et donc vous aussi) pour avoir contribuer a cette vie magnifique dont j'ai profiter et je remercie encore le monde entier (et donc vous encore aussi) pour tout ce que vous allez m'apporter dans mon avenir proche et lointain. Meme si je serais loin et que vous m'oublierez peu a peu pour certain, parcequ'on a chacun notre vie; vous serez toujours la en moi, vous etes tous une partie de moi. je vais vous trimballer autour du monde les gars(et les filles bien sur).
 
Apres ce voyage qui n'a pas de duree determinee, une fois le Mali atteint, je lancerait mes projets. Je ne vais pas en parler ici parceque ce moment la est bien loin de moi et le chemin pour y arriver est si long que personne ni meme moi ne peut dire ce j'aurais dansla tete une fois la bas. Peut etre meme que finalement je rentrerais en France et je finirais consultant dans une grande multinationale qui sait?( non en vrai ca arrivera pas...). Mais voila, l'idee c'est que quand j'arriverais la bas je serais pret a m'engager a 100% dans un projet qui me correspond mais pour ca il faut deja que je sache ce qui me correspond. C'est le but de mon voyage.
 

En ce qui concerne les details pratiques, j'ai creer un blog qui n'a rien dessus pour l'instant mais que j'essayerais de mettre a jour meme si je promet pas un grand quotidien. Histoire que vous puissiez avoir une idee de la ou je suis quand le coeur vous en dit et peut etre pour savoir pour quel pays prendre votre billet d'avion si vous avez la motiv de me rejoindre.
 
Pour les gens de 3A, essayez plutot de me joindre sur facebook ou sur tomtomlafons@hotmail.com parceque je sais pas si je vais pouvoir garder l'acces a la plateforme 3A. Et puis si vous avez la motiv ce serai parfait si vous pouviez m'envoyer les versions word ou pdf des cours. SVP m'envoyez pas les maths fi ou la compta mais plutot geopo,anthropo, afrique, asie etc... enfin vous voyez le genre quoi.
 
 
J'ai pas de telephone donc ca sert a rien de m'appeler sur mon ancien numero. Donc voila mes deux adresses e-mail:
tomtomlafons@hotmail.com et tomp75@gmail.com  et puis Facebook ;-)
 
Voila en gros ce qui m'arrive en ce moment.Je pourrais ecrire un livre tellement j'ai de choses a dire mais pour l'instant il y a encore beaucoup de choses que je veux garder pour moi et encore plus qui sont toujours enfouies au plus profond de moi, dont je n'ai meme pas conscience mais qui remonte a la surface tranquillement a mon plus grand plaisir.
 
J'aimerais citer quelques passages des Lettres Persannes de Montesquieu parcequ'il parle tellement mieux que moi que quelques unes de ces lignes valent bien quelques unes de mes pages.  
"Rica et mois sommes peut etre les premiers parmis les Persans que l'envie de savoir ait fait sortir de leur pays, et qui aient renonces aux douceurs d'une vie tranquille pour aller chercher laborieusement la sagesse.Nous sommes nes dans un royaume florissant; mais nous n'avons pas cru que ces bornes soient celles de nos connaissances et que la lumiere orientale dusse seule nous eclairer. Mande moi ce que l'on dit de notre voyage; ne me flatte point; je ne compte pas sur un grand nombre d'approbateurs". Lettre 1
 
"Je m'etait bien doute que mon voyage ferait du bruit; je ne m'en suis point mis en peine.Que veux tu que je suive, la prudence de mes ennemis ou la mienne?(...) Ne me defend que devant ceux qui m'aiment;laisse a mes ennemis leurs interpretations malignes;je suis trop heureux que ce soit le seul mal qu'ils me puissent faire.
On parle de moi a present.Peut etre ne serais-je que trop oublie et que mes amis...Non, Rustan, je ne veux point me livrer a cette triste pensee; je leur serais toujours cher; je compte sur leur fidelite comme sur la tienne." Lettre 8
 
 
Voila. Tout ca pour dire que je vous aime, que mon depart n'est en rien un reniement de ce que j'ai pu vivre avant mais plutot la recherche d'un accomplissement pour tout ce que je pourrais vivre apres.
 
J'espere recevoir de vos nouvelles bientot ( j'espere vraiment que vous trouverez a l'occasion le temps de m'ecrire) et ne vous inquietez pas si vous ne recevez pas trop souvent de mes nouvelles ca veut dire que je suis bien...
 
Et si un jour vous vous demandez ce que je peut etre en train de faire aujourd'hui, voici la reponse:
 
Aujourd'hui je vis!
 
 
Avec tout mon amour et toutes les bonnes energies que je peux vous transmettre,
 
Tom
Par tomtom
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